Réglementation thermique : après la RT 2012, place aux maisons positives avec la RT 2020 !

La réglementation thermique est un élément à prendre impérativement en compte lors de la construction d’un logement : son respect influe non seulement sur les dépenses énergétiques, mais aussi sur le confort de vie au quotidien. Com’On vous explique la différence entre la RT 2012 et la RT 2020, ainsi que leur impact sur les constructions futures.

Réglementation thermique : la RT 2012

En attendant l’application de la RT 2020, la RT 2012 reste la réglementation thermique actuellement en vigueur dans la construction. Appliquée depuis octobre 2011, elle vise à limiter la consommation énergétique des bâtiments. Toutes les constructions, qu’il s’agisse de logements, de locaux professionnels ou administratifs, sont concernées par cette mesure. La RT 2012 impose notamment d’avoir recours à au moins une source d’énergie renouvelable pour le chauffage du bâtiment, ou pour sa production d’eau chaude sanitaire.

Cette réglementation thermique implique de respecter trois principaux critères :

– Le Bbio (besoin bioclimatique) qui désigne l’efficacité énergétique du bâtiment, sa capacité à retenir et à optimiser la chaleur induite par le rayonnement du soleil.

– La Tic (température intérieure conventionnelle) qui est la température maximale que l’intérieur du bâtiment ne doit pas dépasser pendant cinq jours de suite en été. Respecter cette température permet de préserver le confort de la maison en été sans avoir recours à la climatisation, et donc en économisant de l’énergie.

– Le Cep (coefficient de consommation d’énergie primaire) qui évalue la consommation d’énergie à l’année : chauffage, éclairages, production d’eau chaude sanitaire…

réglementation thermique

Cette réglementation thermique implique de construire des Bâtiments Basse Consommation (BBC). Ce sont des bâtiments qui nécessitent une plus faible consommation énergétique que les habitations standards, notamment grâce à un chauffe-eau thermodynamique ou solaire, une pompe à chaleur, une isolation renforcée par un double ou un triple vitrage… La consommation de ce type de bâtiment pour le chauffage, l’éclairage, la ventilation, la production d’eau chaude sanitaire ou encore le refroidissement doit être inférieure de 80% à la consommation d’un bâtiment classique.

Réglementation thermique : la RT 2020

La RT 2012 sera bientôt remplacée par la RT 2020. Cette nouvelle réglementation thermique va encore plus loin, en imposant que tous les bâtiments construits après 2020, qu’il s’agisse d’habitation ou de locaux professionnels, produisent autant d’énergie qu’ils en consomment (maisons passives), voire plus (maisons positives).

Une maison passive est une maison qui ne nécessite pas de dépenses de chauffage. Elle conserve la chaleur dégagée à l’intérieur (que ce soit par la présence de personnes, par la chaleur des appareils électriques, ou celle transmise par l’ensoleillement à travers les fenêtres) grâce à une isolation très performante.

Quant à la maison positive (aussi appelée BEPOS, Bâtiment à Energie POSitive), il s’agit d’une maison passive améliorée : non seulement elle n’engendre pas de dépense énergétique, mais elle produit aussi de l’énergie. Cette énergie est engrangée par le biais d’équipements écologiques : panneaux photovoltaïques, éoliennes, pompes à chaleur… Le bâtiment emmagasine cette énergie pour ses besoins futurs, le rendant ainsi parfaitement autonome.

Trois principaux critères sont à respecter pour être en accord avec la RT 2020 :

– La consommation de chauffage ne doit pas excéder 12 kWhEP par m² et par an, ce qui induit d’avoir une très bonne isolation, ainsi qu’une ventilation performante.

– La consommation totale d’énergie primaire (chauffage, eau chaude sanitaire, éclairage et appareils électriques) ne doit pas dépasser 100 kWh par m² et par an.

– La production d’énergie renouvelable couvre les besoins énergétiques de la maison (maison passive) ou les surpasse (maison positive).

Bon à savoir : pont thermique

La réglementation thermique en vigueur ainsi que celle à venir impliquent notamment de réduire les ponts thermiques. Un pont thermique désigne la conduction de température, qu’elle soit chaude ou froide, à travers un matériau. Dans le domaine de la construction, la présence d’un pont thermique implique que la température extérieure se transmet à l’intérieur du bâtiment par conduction des parois, en induisant une augmentation des dépenses de chauffage ou de climatisation pour compenser.

Si les maisons passives et positives sont l’avenir de la construction, il n’est pas nécessaire d’avoir un bâtiment neuf pour en bénéficier. De nombreuses entreprises, parmi lesquelles des membres de la Com’unauté Com’On, proposent des prestations de rénovation d’anciens bâtiments, pour en optimiser l’isolation et ainsi diminuer les factures énergétiques. Le surcoût en construction ou en rénovation induit par la réglementation thermique est rapidement compensé par les économies d’énergie conséquentes réalisées par ces maisons passives ou positives.

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